Votre nouvelle vie au Canada commence ici, depuis la Thaïlande
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Vous préparez le départ de la Thaïlande vers le Canada ?
Thaïlande vers Canada : l'essentiel
Sur cette route, presque tout passe par l'ouest. Laem Chabang vers Vancouver, comptez environ 22 à 30 jours de port à port, et Prince Rupert est en général quelques jours plus rapide encore. Une traversée directe vers Montréal ou Halifax dépasse les 40 jours : même pour un déménagement vers le Québec, on traverse donc le Pacifique et on termine par le rail. De porte à porte, avec l'enlèvement en Thaïlande et le trajet intérieur canadien, prévoyez six à dix semaines.
Voici l'étape dont dépend tout le dossier : le Canada fixe le traitement douanier de vos biens le jour de votre première arrivée, pas le jour où le conteneur accoste. Votre expédition doit figurer comme marchandises à suivre sur le formulaire BSF186 dès cette première entrée. Il n'y a aucun délai pour l'arrivée des biens eux-mêmes, mais il n'y a pas de seconde chance pour les déclarer.
La Thaïlande fonctionne en 220V/50Hz et le Canada en 120V/60Hz, et un piège se cache dans cette phrase. Les prises thaïlandaises acceptent les mêmes fiches plates qu'au Canada : votre cuiseur à riz se branchera parfaitement, puis grillera. Le gros électroménager ne vaut pas la traversée ; pour le petit, vérifiez l'étiquette et cherchez la mention 100-240V avant d'emballer.
Si vous avez acheté des bouddhas ou des objets qui ressemblent à des antiquités, anticipez. La Thaïlande exige un permis d'exportation du Département des Beaux-Arts pour toute statue ou décoration représentant le bouddhisme ou l'hindouisme, seules les images en pied peuvent sortir, et une antiquité authentique peut être classée patrimoine national et refusée à l'export.
Un mot sur les papiers, parce que le vôtre change tout : votre voie d'entrée dépend de votre nationalité, pas de votre lieu de résidence actuel. Si vous détenez un passeport français, vous relevez de l'AVE et non du visa, le PVT reste ouvert, et le Canada organise des rondes Entrée express réservées à la maîtrise du français. Si vous détenez un passeport thaïlandais, en revanche, il vous faut un visa et aucun accord de mobilité des jeunes ne vous ouvre la voie PVT.
Un déménagement de Thaïlande vers le Canada comporte trois étapes réelles : sortir proprement vos affaires de Thaïlande, une longue traversée du Pacifique, puis la douane canadienne au port d'arrivée. L'essentiel du résultat douanier se joue bien avant l'arrivée du navire : par ce que vous déclarez le premier jour au Canada, par ce qui figure sur la liste des marchandises à suivre, et par la netteté avec laquelle votre inventaire sépare les biens réellement usagés du reste.
Nous prenons en charge toute la chaîne : enlèvement et emballage export à votre adresse thaïlandaise, déclaration d'exportation, fret maritime ou aérien sur des départs confirmés, formalités ASFC, dédouanement à Vancouver, Prince Rupert, Montréal ou Halifax, et livraison à votre porte canadienne. Un seul responsable de déménagement suit votre dossier du premier devis au dernier carton rentré : personne ne vous fait passer de service en service.
Ci-dessous, ce qui compte vraiment sur ce corridor : le fonctionnement de l'ASFC et des marchandises à suivre, les délais réalistes depuis chaque port thaïlandais, les règles d'exportation thaïlandaises qui surprennent, les voies d'immigration réellement ouvertes, et des informations honnêtes sur la vie canadienne après les tropiques.
Comment nous vous emmenons là-bas
Nous construisons votre déménagement Thaïlande-Canada autour des points qui font trébucher : les permis d'exportation thaïlandais, le BSF186 et le dédouanement ASFC, avec un plan adapté à votre expédition réelle. Trois étapes claires, un spécialiste à vos côtés et le bon acheminement pour votre calendrier.
Parlez-nous de votre déménagement
Votre adresse d'enlèvement en Thaïlande, votre destination au Canada et à peu près ce qui part. Vous recevez un plan clair, un calendrier et un prix annoncé d'avance, sans approximation.
Rencontrez votre responsable de déménagement
Une seule personne construit votre plan d'expédition, signale ce qui nécessite un permis d'exportation thaïlandais, prépare le BSF186 avec vous et vérifie l'inventaire avant le départ.
Nous nous occupons du reste
Enlèvement, export, traversée du Pacifique, dédouanement ASFC et livraison à votre porte canadienne. Vous vous installez ; nous tenons le calendrier.
Les périodes qui façonnent cette route
Les déménagements Thaïlande-Canada empruntent une ligne transpacifique très active : le calendrier qui compte est en partie thaïlandais, en partie canadien, et en partie celui du marché du conteneur :
- De fin janvier à mi-février
Le Nouvel An lunaire redessine les capacités sur les lignes d'export asiatiques : ruée pour charger avant, puis période plus calme le temps que les rotations se remettent en place. Mieux vaut vérifier le calendrier de départs et les dates limites de réservation de votre service plutôt que de supposer une semaine normale. - Mi-avril, Songkran
Le Nouvel An thaïlandais est un jour férié national et le pays s'arrête réellement. Équipes d'emballage, transitaires et bureaux portuaires prennent tous la pause : prévoyez quelques jours de marge si vos dates d'emballage tombent dans cette fenêtre. - D'août à octobre
Haute saison transpacifique. Le fret de détail remplit la ligne vers l'Amérique du Nord avant le dernier trimestre canadien et la place se réduit, précisément quand les familles veulent arriver avant que l'année scolaire ne s'installe. Réserver six à huit semaines à l'avance est la bonne approche. - De novembre à mars
Généralement la période la plus calme pour réserver, avec une contrepartie canadienne : votre conteneur arrive en hiver. Les ports de la côte ouest fonctionnent toute l'année, mais la neige et le verglas peuvent ralentir les segments ferroviaire et routier après la mainlevée. Gardez un peu de marge pour une arrivée en janvier ou février.
La douane canadienne, sans le casse-tête
À leur arrivée au Canada, vos affaires sont dédouanées par l'ASFC, l'Agence des services frontaliers du Canada. Le point à retenir : votre traitement douanier est fixé à votre première entrée au Canada, et non lorsque le conteneur se présente au port. Sur une traversée aussi longue, vous arriverez en avion plusieurs semaines avant votre expédition : la déclaration de marchandises à suivre faite à votre arrivée est donc le socle de tout le dossier.
Il y a d'abord le volet export thaïlandais, plus simple que la plupart des gens ne le craignent. Pour des effets personnels et du mobilier usagés, la douane thaïlandaise travaille à partir d'une copie de votre passeport et d'une liste de colisage ; la page du visa n'est pas exigée et l'export ne dépend pas de votre statut professionnel en Thaïlande. Le dédouanement côté thaïlandais prend généralement un à trois jours ouvrés. Ce qui compte, c'est que l'inventaire et les valeurs correspondent exactement à ce qui sera déclaré à l'ASFC.

Les documents que la douane canadienne demande habituellement
Le nécessaire varie selon votre expédition et votre statut d'immigration, mais voici ce que les agents vérifient en premier :
- Votre passeport et vos documents d'immigration canadiens (confirmation de résidence permanente, permis de travail, permis d'études, ou tout autre fondement de votre entrée)
- BSF186 (Déclaration en détail des effets personnels), rempli à votre première arrivée au Canada, avec vos marchandises à suivre inscrites dessus
- BSF186A (feuille de continuation) si la liste des marchandises à suivre dépasse une page
- Une liste de colisage détaillée, pièce par pièce, avec descriptions, quantités et valeurs approximatives en CAD
- Connaissement (fret maritime) ou lettre de transport aérien de votre transitaire
- Déclaration d'exportation thaïlandaise, que nous gérons au port thaïlandais
- Permis d'exportation du Département des Beaux-Arts pour tout bouddha ou toute statuaire religieuse voyageant avec l'expédition
- Justificatif de votre résidence en Thaïlande (bail, quittances de loyer, factures ou documents d'emploi)
- Votre adresse de livraison canadienne et les coordonnées du destinataire
- Factures ou évaluations d'origine pour tout objet de valeur réelle
Inspection, biosécurité et catégories exclues
L'ACIA, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, applique des règles de biosécurité aux expéditions de toutes provenances, Thaïlande comprise. Ce qui attire l'œil d'un agent :
- La terre et les résidus végétaux sur le matériel d'extérieur : outils de jardin, vélos, matériel de plongée, chaussures qui ont arpenté un sentier de jungle. Nettoyez-les soigneusement avant l'emballage.
- Aliments, graines, matières végétales, emballages en bois non traité et tout produit d'origine animale. Cela couvre le piment séché, la pâte de crevette et le tamarin, même si la cuisine va les regretter.
- Le mobilier en teck et en bois dur, qui voyage très bien mais attire l'attention s'il arrive avec écorce, terre ou insectes vivants. Les bois d'emballage doivent respecter les normes internationales de traitement.
- Tout ce qui provient de la faune : ivoire, coquillages, corail, peaux de reptile et certains bois durs relèvent de la CITES, et la Thaïlande en restreint l'export aussi fermement que le Canada en restreint l'import.
- L'alcool et le tabac, qui ne relèvent des effets d'immigrant que dans les limites légales et s'ils vous accompagnent à l'arrivée ; les armes à feu peuvent également être admissibles, mais doivent être déclarées et respecter les exigences canadiennes
- Les biens neufs, les quantités commerciales, ou tout ce qui ressemble davantage à du stock qu'à des effets personnels
Quand vos affaires arrivent après vous
Sur une traversée du Pacifique, vos biens arriveront bien après votre vol, souvent avec un mois ou plus d'écart. C'est parfaitement normal et cela ne pose aucun problème, à condition d'avoir été déclaré correctement à votre première entrée au Canada. La liste des marchandises à suivre doit correspondre à ce qui voyage réellement par mer. Un écart entre ce que vous avez déclaré à l'arrivée et ce qui se présente à quai est bien plus long et coûteux à démêler ensuite qu'à régler au départ.
Ce que le Canada restreint
Plantes, graines et articles liés au sol
Aliments, compléments et consommables
Alcool et produits du tabac
Médicaments sur ordonnance et en vente libre
Armes, armes à feu et articles contrôlés
Combien pouvez-vous emporter ?
Nous sommes organisés pour des déménagements complets de Thaïlande vers le Canada, pas pour de la réexpédition de colis : il y a donc un minimum raisonnable :
- Minimum : 6 cartons
À peu près le contenu d'un studio une fois les meubles laissés sur place. En dessous, un service de courrier ou de colis vous servira généralement mieux et coûtera moins cher.
- Aucun maximum
D'un deux-pièces derrière Sukhumvit à une maison familiale complète répartie sur plusieurs conteneurs, nous avons déjà tout expédié vers le Canada.
Pour un logement complet, la plupart des familles expédient un conteneur de 20 ou 40 pieds. Le contenu d'une pièce ou d'un studio voyage généralement en groupage LCL (Less than Container Load), consolidé avec d'autres expéditions Thaïlande-Canada à Laem Chabang.
Les formulaires et les sources officielles, au même endroit
- Formulaire BSF186 de l'ASFC, Déclaration en détail des effets personnels : formulaire BSF186 officiel et notes explicatives
- Formulaire BSF186A de l'ASFC, feuille de continuation pour les inventaires longs : feuille de continuation BSF186A officielle
- Mémorandum D2-2-1 de l'ASFC, les règles applicables aux effets d'immigrant : Mémorandum D2-2-1 sur les effets d'immigrant
- Le guide de l'ASFC pour s'installer ou revenir au Canada : guide de l'ASFC pour déménager au Canada
Où vérifier les consignes frontalières canadiennes

Les consignes voyageurs et importation de l'Agence des services frontaliers du Canada, directement à la source.
Taxes et droits, en clair
Une seule question compte vraiment ici : votre expédition relève-t-elle des effets d'immigrant au sens de l'ASFC ? Si oui, vos biens ménagers usagés entrent généralement en franchise de droits et de taxes. Le Canada et la Thaïlande n'ont pas d'accord de libre-échange : il n'existe donc aucun tarif préférentiel de repli pour ce qui sortirait du régime des effets d'immigrant. Autant dire que la distinction entre biens réellement usagés et tout le reste mérite d'être établie au départ.
Les règles générales
- Les effets personnels et mobiliers usagés qui vous appartiennent déjà peuvent bénéficier d'une exonération des droits et taxes habituels lorsqu'ils sont correctement déclarés comme effets d'immigrant sur le BSF186, au titre du numéro tarifaire 9807.00.00.
- Les biens neufs, les achats de remplacement, l'alcool, le tabac et les autres catégories exclues peuvent donner lieu à des droits, à la TPS/TVH, à l'accise ou à d'autres frais, quel que soit leur pays de fabrication.
L'exonération pour effets d'immigrant, et à qui elle s'applique
- L'ASFC vous considère comme immigrant si vous entrez au Canada pour y établir une résidence pour la première fois, pour au moins douze mois. Vos biens doivent avoir été possédés, détenus et réellement utilisés avant votre arrivée, mais il n'existe aucune durée minimale de possession pour un primo-arrivant. La règle des six mois que l'on cite souvent s'applique aux anciens résidents qui reviennent au Canada, sous un numéro tarifaire différent, et non aux immigrants. Le statut compte autant que les biens : l'ASFC ne considère pas tout le monde comme immigrant. Les personnes qui entrent pour travailler 36 mois ou moins, et celles qui entrent pour étudier, sortent de la définition et importent sous le régime des résidents temporaires. Si un permis de travail est ensuite prolongé de sorte que l'emploi continu dépasse 36 mois, le traitement d'immigrant devient accessible à partir de ce moment.
- L'idée à retenir est celle des marchandises à suivre : comme votre expédition thaïlandaise arrivera longtemps après vous, elle doit figurer sur la liste des marchandises à suivre du BSF186 dès votre tout premier point d'entrée au Canada. Aucun délai n'est imposé pour l'arrivée des biens listés, mais il n'y a pas de seconde chance pour les inscrire.
Les catégories qui demandent un peu plus d'attention
Même lorsque l'exonération pour effets d'immigrant s'applique, gardez ces éléments à part plutôt que noyés dans une liste ménagère générique :
- L'alcool, qui doit vous accompagner à l'arrivée et dont la franchise d'immigrant est limitée soit à 1,5 litre de vin, soit à 1,14 litre de boissons alcoolisées. Au-delà, tout est taxé à l'arrivée.
- Le tabac, qui doit lui aussi vous accompagner. Les limites sont de 200 cigarettes, 50 cigares, 200 bâtonnets de tabac et 200 grammes de tabac manufacturé. Un droit minimal s'applique normalement aux cigarettes, aux bâtonnets et au tabac manufacturé, sauf si ces produits portent la mention CANADA – DUTY PAID • DROIT ACQUITTÉ.
- Les armes à feu, qui peuvent relever des effets d'immigrant mais doivent être déclarées et respecter les règles canadiennes sur les armes et l'importation
- Les bouddhas, la statuaire de temple et les antiquités, qui exigent des permis d'exportation thaïlandais avant le départ et une description claire sur l'inventaire canadien
- Tout ce qui relève de la CITES : ivoire, corail, coquillages, peaux de reptile, bois durs protégés
- Les biens neufs, les quantités commerciales, ou les objets achetés peu avant l'expédition
- Le gros électroménager thaïlandais, qui de toute façon ne fonctionnera pas sur le 120V/60Hz canadien
Un dossier Thaïlande-Canada est presque toujours plus net lorsque vos biens usagés admissibles sont clairement séparés du reste. Ce qui brouille la frontière, comme un téléviseur neuf acheté dans la liquidation de départ, un achat encore emballé, un appareil en double ou l'éléphant sculpté du marché, mérite d'être signalé avant l'empotage du conteneur plutôt qu'une fois celui-ci à Vancouver.
Si vous hésitez à inscrire un objet sur la liste des marchandises à suivre ou à le déclarer séparément, demandez-nous avant l'expédition. Trancher une question de catégorie au départ prend quelques minutes ; la trancher après l'arrivée, beaucoup plus.
Assurer votre expédition
C'est l'un des trajets maritimes les plus longs que nous gérons, et votre expédition passe par deux opérations portuaires et souvent un parcours ferroviaire transcontinental. Une assurance cargo vaut la peine sur tout déménagement, et particulièrement sur une route où vos affaires vous échappent pendant près de deux mois.
Pourquoi elle en vaut la peine
Un déménagement maritime Thaïlande-Canada soumet vos biens à un transit international long et réellement exposé :
- Des semaines de météo pacifique, et l'écart d'humidité entre un quai thaïlandais et un hiver canadien
- La manutention ou le stockage à Laem Chabang, dans un éventuel hub de transbordement et au port canadien d'arrivée
- L'inspection douanière ou le dépotage du conteneur côté canadien
- Perte, casse ou dommage accidentels lors du chargement, du transit ou des segments ferroviaire et routier au Canada
Ce qui est habituellement couvert
Cela dépend de votre contrat, mais une couverture cargo pour un déménagement Thaïlande-Canada comprend généralement :
- La protection pendant le trajet maritime ou aérien entre les ports thaïlandais et canadiens
- La couverture de risques nommément désignés, comme l'incendie, le vol ou les dégâts des eaux
- Des plafonds, exclusions et conditions fondés sur la valeur déclarée de votre expédition
Passez toujours en revue les conditions, les exclusions et les valeurs déclarées avec votre courtier ou votre assureur avant de vous engager.
Comment vous assurer par notre intermédiaire
Vous pouvez souscrire une assurance cargo pour votre expédition Thaïlande-Canada auprès de :
- Un assureur généraliste proposant une couverture maritime ou cargo
- Un courtier spécialisé en assurance transport ou déménagement international
- Votre banque ou votre établissement financier, lorsqu'il en propose
- Notre propre assurance cargo, organisée dans le cadre de votre déménagement.
À noter : notre couverture est facturée 3 % de la valeur déclarée de votre expédition.
Visas et voies d'immigration pour partir de Thaïlande vers le Canada
Deux choses structurent cette section, et il vaut mieux être clair sur les deux. Votre voie d'entrée au Canada dépend de votre nationalité, pas de votre lieu de résidence actuel : si vous vivez en Thaïlande avec un passeport étranger, c'est ce passeport qui décide des règles à suivre. Et pour les titulaires d'un passeport thaïlandais, le Canada est un pays à visa obligatoire, sans accord de mobilité des jeunes avec la Thaïlande, ce qui exclut la voie PVT. Les programmes et les quotas changent souvent : confirmez toujours les règles en vigueur auprès d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) avant d'arrêter vos décisions de déménagement ou d'expédition.
Les principales voies depuis la Thaïlande
Les parcours les plus fréquemment utilisés pour partir de Thaïlande vers le Canada :
Visa de visiteur, AVE, et la différence de passeport
Les ressortissants français n'ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de six mois, mais doivent obtenir une AVE, autorisation de voyage électronique, pour prendre l'avion vers le Canada. Les titulaires d'un passeport thaïlandais, eux, ont normalement besoin d'un visa de résident temporaire : l'AVE ne leur est ouverte que par avion et seulement s'ils détiennent un visa américain de non-immigrant valide ou ont eu un visa de visiteur canadien au cours des dix dernières années. Ni l'AVE ni le visa de visiteur ne permettent d'expédier ses biens comme effets d'immigrant.
PVT et Mobilité francophone
Voilà l'avantage français, et il tient quel que soit votre lieu de résidence actuel. Le Permis Vacances-Travail, volet Expérience internationale Canada, reste ouvert aux citoyens français de 18 à 35 ans, même installés à Bangkok depuis des années. Mobilité francophone est l'autre voie à connaître : un permis de travail dispensé d'EIMT pour francophones titulaires d'une offre d'emploi hors Québec. La Thaïlande n'ayant aucun accord de mobilité des jeunes avec le Canada, ces portes sont fermées aux passeports thaïlandais.
Permis d'études
Pour des études formelles dans un établissement d'enseignement désigné canadien. Les titulaires d'un permis d'études peuvent souvent travailler à temps partiel pendant leur cursus et poursuivre vers un permis de travail postdiplôme, l'une des voies Thaïlande-Canada les plus éprouvées. Le Québec ajoute son propre CAQ au permis fédéral.
Entrée express, Québec et parrainage familial
Entrée express gère la résidence permanente des travailleurs qualifiés fédéraux par un système de points, avec des rondes catégorielles qui couvrent en 2026 la santé et les services sociaux, les STIM, les métiers spécialisés, la maîtrise du français et plusieurs catégories nouvelles. Le Québec sélectionne ses propres immigrants économiques via le portail Arrima, en vertu de l'Accord Canada-Québec. Les Programmes des candidats des provinces répondent aux besoins de main-d'œuvre locaux, et le parrainage familial permet aux citoyens et résidents permanents de parrainer des proches admissibles.
Bon à savoir : pour une installation durable et pour expédier vos biens comme effets d'immigrant, il faut un permis admissible ou la résidence permanente, pas un visa de visiteur. C'est le statut d'immigration confirmé qui ouvre la voie des effets d'immigrant.
Pour des exigences exactes et à jour, consultez toujours le site officiel d'IRCC, ainsi que celui de l'immigration québécoise si vous visez le Québec, avant de déposer une demande ou de finaliser vos plans.
Ports de départ thaïlandais et ports d'arrivée canadiens
Les expéditions thaïlandaises vers le Canada partent du golfe de Thaïlande, traversent le Pacifique jusqu'à la côte ouest canadienne, puis terminent généralement par le rail. Sur ce corridor, la vraie décision n'est pas le port thaïlandais, puisque Laem Chabang concentre l'écrasante majorité du trafic. C'est de savoir si votre expédition traverse le Pacifique et prend le train, ou contourne le globe jusqu'à la façade atlantique. Pour presque toutes les destinations, Montréal et Québec compris, l'option Pacifique et rail reste la plus rapide.
Les principaux ports de départ thaïlandais et d'arrivée canadiens

Les principaux ports de départ thaïlandais et d'arrivée canadiens
- Laem Chabang – le grand port à conteneurs en eau profonde de la Thaïlande et le point de départ standard vers le Canada, avec le plus large choix de services transpacifiques.
- Port de Bangkok (Khlong Toei) – le port fluvial en ville, pratique pour les enlèvements dans le centre de Bangkok mais limité aux petits navires, d'où un transbordement fréquent.
- Sattahip – une alternative dans le golfe de Thaïlande, proche de Laem Chabang, utilisée sur certains services.
- Aéroport de Suvarnabhumi (BKK) – la porte d'entrée du fret aérien pour les effets personnels urgents.
- Port de Vancouver – le principal point d'arrivée canadien pour les expéditions thaïlandaises, et la porte naturelle vers la Colombie-Britannique comme vers les liaisons ferroviaires vers l'est.
- Port de Prince Rupert – le port à conteneurs nord-américain le plus proche de l'Asie, avec un accès ferroviaire direct vers l'intérieur. Souvent la traversée la plus rapide sur cette route, et une bonne option pour les Prairies et le centre du pays.
- Port de Montréal – accessible en direct depuis la Thaïlande, mais au prix d'un voyage bien plus long. On ne le retient généralement que si un service ou un calendrier précis le justifie.
- Port d'Halifax – la porte atlantique libre de glace, avec le même arbitrage que Montréal sur ce corridor.
- Toronto Pearson (YYZ) et Vancouver (YVR) – les points d'arrivée habituels du fret aérien depuis Bangkok.
Délais de la route Thaïlande-Canada
| Départ | Arrivée | Durée estimée |
|---|---|---|
| Laem Chabang, Thaïlande | Vancouver, Canada | 22-30 jours |
| Laem Chabang, Thaïlande | Prince Rupert, Canada | 20-26 jours |
| Bangkok, Thaïlande | Vancouver, Canada | 25-32 jours |
| Laem Chabang, Thaïlande | Toronto, Canada (via côte ouest et rail) | 30-40 jours |
| Laem Chabang, Thaïlande | Montréal, Canada (tout maritime) | 40-50 jours |
| Laem Chabang, Thaïlande | Halifax, Canada (tout maritime) | 38-48 jours |
| Bangkok, Thaïlande | Montréal, Canada (tout maritime) | 45-52 jours |
| Bangkok Suvarnabhumi, Thaïlande (aérien) | Toronto, Canada | 4-8 jours |
Notre service de porte à porte, de la Thaïlande au Canada
Depuis 1999, nous déménageons des gens entre la Thaïlande et le reste du monde, et le Canada fait partie des routes que nous connaissons le mieux. Enlèvement à votre adresse thaïlandaise, douane export, traversée du Pacifique, dédouanement au port canadien, segment ferroviaire et livraison à votre nouveau domicile. Nous prenons chaque étape en charge, pour que votre énergie aille au déménagement plutôt qu'à la logistique.
1. Enlèvement et emballage à votre adresse thaïlandaise
Notre équipe thaïlandaise vient chercher et emballe vos affaires pour la traversée. Les matériaux professionnels comprennent :
- Cartons d'emballage
Dans plusieurs tailles, conçus pour le fret maritime international. - Papier bulle
Pour le fragile : verrerie, céramique, électronique, et le Benjarong que vous avez mis un an à réunir. - Caisses en bois
Pour les objets volumineux, précieux ou encombrants qui exigent un vrai renfort : œuvres d'art, miroirs, teck sculpté.
2. Export thaïlandais et manutention portuaire
Nous préparons la déclaration d'exportation thaïlandaise, obtenons les permis du Département des Beaux-Arts nécessaires à votre expédition, chargeons le conteneur à Laem Chabang ou au port de Bangkok, et le remettons au navire.
3. La traversée et le dédouanement canadien
Nous réservons le fret maritime ou aérien convenu, suivons le conteneur à travers le Pacifique et gérons le dédouanement ASFC à Vancouver, Prince Rupert, Montréal ou Halifax. Les sections douane ci-dessus détaillent tout le nécessaire.
4. Livraison à votre nouveau domicile canadien
Une fois la mainlevée obtenue, nous organisons le trajet ferroviaire ou routier vers l'intérieur et la livraison finale à votre adresse canadienne.
5. Déballage et installation
Notre équipe de livraison locale place les meubles et les cartons là où vous les voulez vraiment, pour que vous commenciez à vous installer plutôt que d'affronter seul une montagne de déballage.
Une seule personne à vos côtés, du début à la fin
Notre accompagnement Thaïlande-Canada repose sur un interlocuteur unique : un responsable de déménagement dédié qui pilote votre dossier du premier devis à l'enlèvement thaïlandais, l'export, la traversée, le dédouanement ASFC et la livraison canadienne. Vous n'êtes pas transféré d'une équipe à l'autre à chaque étape.
Sur une route aussi longue, cette continuité compte réellement : votre BSF186 et vos marchandises à suivre doivent rester cohérents sur tous les documents du dossier, et l'écart entre votre arrivée et celle de votre conteneur peut atteindre six semaines ou davantage. Tout décalage entre ce que vous avez déclaré le premier jour et ce qui débarque à Vancouver crée des frictions longues et coûteuses à corriger ensuite. Une personne responsable qui connaît l'ensemble du dossier, c'est ainsi que cela se détecte avant de devenir un problème.
De l'enlèvement à Bangkok, Chiang Mai, Phuket ou là où vous viviez, jusqu'au chargement à Laem Chabang, la traversée du Pacifique, le dédouanement ASFC, la mainlevée portuaire, le segment ferroviaire et la livraison finale à votre porte canadienne, votre responsable de déménagement reste joignable et vous tient informé à chaque étape.
Parlez tout de suite à quelqu'un
Emmener un véhicule de Thaïlande au Canada
C'est la section où nous préférons vous décevoir tôt plutôt que de vous coûter cher tard. La Thaïlande roule à gauche, donc les voitures du marché thaïlandais ont le volant à droite, et c'est le premier des deux problèmes. Transports Canada exige que les véhicules de moins de quinze ans soient conformes aux Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada, or les modèles du marché thaïlandais n'ont jamais été homologués pour le Canada et ne peuvent généralement pas y être rendus conformes. Un véhicule qui arrive et se révèle inadmissible doit être réexporté ou détruit, à vos frais. Vérifiez l'admissibilité auprès de Transports Canada avant toute démarche : 1-800-333-0371 ou mvs-sa@tc.gc.ca.
L'essentiel de l'importation d'un véhicule

L'essentiel de l'importation d'un véhicule
- La vérification d'admissibilité d'abord, toujours
Confirmez le modèle exact auprès de Transports Canada avant d'expédier. Sur ce corridor, ce n'est pas une formalité : presque toutes les voitures du marché thaïlandais échouent. - La règle des quinze ans
Les véhicules de quinze ans ou plus, calculés au mois et à l'année de fabrication, ne sont plus réglementés au niveau fédéral à l'importation et peuvent être admissibles. C'est la voie qui fonctionne parfois pour un modèle de collection ou un pick-up bien entretenu. - Le volant à droite est une seconde question, provinciale
Même admissible, un véhicule de quinze ans doit encore être immatriculé quelque part. Chaque province fixe ses propres règles pour les véhicules à conduite à droite, et le Québec en particulier n'en immatriculera généralement pas avant un âge nettement plus avancé. Vérifiez les règles de la province où vous vous installez réellement avant de vous engager. - Radiation et documents de propriété thaïlandais
La douane thaïlandaise demandera un document de radiation du Département des transports terrestres ainsi qu'une copie de votre passeport, et vos titres de propriété doivent concorder avec les documents de transport. - Mise en conformité après l'arrivée
Un véhicule admis au titre de l'exemption liée à l'âge ne passe pas par le Registraire des véhicules importés (RIV). Il doit néanmoins être dédouané par l'ASFC et respecter les règles provinciales d'inspection, d'immatriculation et de conduite à droite.
Les coûts à prévoir
- Fret, manutention et frais de destination au port thaïlandais de départ et au port canadien d'arrivée, plus le trajet intérieur si vous n'arrivez pas sur la côte ouest
- Droits, TPS/TVH ou frais réglementaires applicables, selon le véhicule et le fondement de votre importation
- Traitement par l'ASFC, inspection et immatriculation provinciale après l'arrivée, le cas échéant
- Le coût de l'erreur, puisqu'un véhicule inadmissible doit être réexporté ou détruit à vos frais, raison pour laquelle la vérification d'admissibilité passe en premier
Partir de Thaïlande au Canada avec votre animal
Emmener un chat ou un chien de Thaïlande au Canada est tout à fait réalisable, mais cela demande plus d'anticipation qu'on ne l'imagine, et une distinction compte énormément. L'ACIA classe la Thaïlande parmi les pays à haut risque de rage canine. Pour un chien qui voyage comme votre animal de compagnie personnel, cela signifie qu'un certificat de vaccination antirabique valide est la pièce maîtresse du dossier, et non une formalité facultative. Pour un chien importé à titre commercial, catégorie que l'ACIA définit assez largement pour englober la revente, l'adoption, l'accueil temporaire, l'élevage et l'exposition, l'entrée depuis les pays à haut risque est interdite depuis septembre 2022. Si vous hébergez un chien des rues et espérez l'emmener, traitez cela comme une question distincte et vérifiez la position actuelle de l'ACIA avant de vous faire des promesses.

Les exigences clés pour un animal venant de Thaïlande
- Certificat de vaccination antirabique
Un certificat de vaccination antirabique à jour, en anglais ou en français, identifiant l'animal et signé par un vétérinaire agréé, constitue l'exigence de base pour les chiens et les chats. Vérifiez la formulation exigée par l'ACIA et les exigences supplémentaires applicables aux pays à haut risque avant de réserver. - Puce électronique et dossier vétérinaire complet
Une puce ISO à 15 chiffres et un historique vaccinal complet raccourcissent toutes les conversations à la frontière. Faites traduire les documents s'ils ne sont rédigés qu'en thaï. - Certificat sanitaire
Un certificat sanitaire établi peu avant le voyage est généralement exigé par la compagnie aérienne ou le transporteur ; vérifiez le délai exact auprès d'elle. - Règles des compagnies aériennes et acheminement
Les restrictions de race et les limites de taille en cabine varient selon le transporteur, et le transport en soute au départ de Bangkok se heurte à des embargos de chaleur une grande partie de l'année, tandis que le côté canadien connaît des embargos de froid en hiver. Les fenêtres praticables sont donc étroites : confirmez les exigences de l'ACIA et les règles de la compagnie bien avant de réserver le vol.
Apprécié par les francophones partis de Thaïlande vers le Canada
Des témoignages réels de personnes qui ont déballé leur nouvelle vie avec Expats Direct :
Se préparer à la vie au Canada
Le Canada accueille des gens de partout, et la population qui arrive de Thaïlande est composite : des ressortissants thaïlandais venus pour les études, le travail ou la famille, et des étrangers longtemps installés en Thaïlande qui passent au chapitre suivant. Pour les francophones, le Québec change tout : une province de près de neuf millions d'habitants où votre langue est celle du quotidien, avec son propre système d'immigration. Beaucoup atterrissent malgré tout à Toronto ou Vancouver, où se trouvent les épiceries thaïlandaises et les temples.
Du point de vue de l'expédition, le Canada est prévisible dès lors que votre dossier ASFC est bien préparé. Les vraies difficultés de ce corridor ne sont pas des mystères douaniers. C'est l'écart électrique, qui décide discrètement de la moitié de ce qu'il vaut la peine d'emporter, et l'hiver, qui après des années sous les tropiques change moins la météo que la façon de vivre.
380 000
Résidents permanents que le Canada prévoit d'admettre chaque année jusqu'en 2028
22 000+
Personnes au Canada ayant déclaré une origine thaïlandaise au recensement de 2021
22-30 jours
Durée maritime typique de port à port, de Laem Chabang à Vancouver
Coût de la vie : Thaïlande et Canada
Il n'y a pas de façon délicate de le dire : le Canada va coûter beaucoup plus cher. Un deux-pièces au centre de Toronto ou de Vancouver tourne régulièrement entre 2 000 et 2 500 CAD par mois, soit environ 1 240 à 1 550 EUR, plusieurs fois le prix de la même surface au centre de Bangkok. Montréal et Calgary restent nettement moins chers que Toronto et Vancouver, et c'est l'une des raisons pour lesquelles les francophones qui ont fait le calcul y atterrissent souvent.
C'est au restaurant que le changement se sent le plus au quotidien. Manger dehors presque tous les jours, parfaitement rationnel en Thaïlande, devient vite coûteux au Canada. La plupart des gens finissent par cuisiner bien plus qu'avant. La bonne nouvelle est que les ingrédients thaïlandais se trouvent réellement : Toronto, Vancouver et Montréal ont toutes des épiceries asiatiques bien fournies où le galanga, les feuilles de combava et une sauce poisson correcte relèvent de la course ordinaire.
Pour préparer votre expédition, la décision la plus déterminante reste le logement. Avoir ou non une adresse canadienne confirmée avant le départ du conteneur détermine si vous aurez besoin d'un stockage temporaire à l'arrivée. Sur une route où la seule traversée dure de trois à six semaines, cette question mérite d'être réglée tôt.
Sécurité et stabilité au quotidien

Sécurité et stabilité au quotidien
Le Canada figure régulièrement parmi les pays développés les plus sûrs, avec des institutions solides, un droit de propriété fiable et une administration au comportement prévisible. Les personnes qui arrivent de Thaïlande décrivent souvent la bureaucratie canadienne comme plus lente mais bien plus cohérente : moins de guichets à visiter en personne, plus d'attente, et un résultat que l'on peut généralement déduire des règles publiées.
Du point de vue de la préparation douanière, l'ASFC travaille de façon systématique. Un BSF186 bien préparé, un inventaire propre et une liste de marchandises à suivre cohérente donnent des résultats prévisibles.
Une différence pratique à connaître tôt, et elle joue à l'inverse de ce que l'on imagine : la Thaïlande interdit à un étranger de posséder un terrain en pleine propriété, tandis que le Canada interdit actuellement à la plupart des non-Canadiens d'acheter un logement. Une interdiction fédérale d'achat de biens résidentiels par des non-Canadiens court jusqu'au 1er janvier 2027 et vise les grandes agglomérations, c'est-à-dire précisément là où la plupart des gens cherchent. Les citoyens canadiens et les résidents permanents n'y sont pas soumis, et plusieurs catégories de résidents temporaires en sont exemptées, dont les titulaires d'un permis de travail auquel il reste au moins 183 jours de validité à la date de l'achat et qui n'ont pas déjà acheté plus d'un bien résidentiel. Hors de ces agglomérations, l'interdiction ne s'applique pas. Si l'achat fait partie de votre plan, vérifiez votre statut et la ville visée au regard des règles actuelles plutôt que de vous fier à l'expérience d'un ami en 2022.
Revenus et salaires attendus
Les salaires canadiens représentent un net progrès en valeur absolue, et il vaut la peine de faire la comparaison dans les deux sens avant de conclure que vous y gagnerez. Les profils confirmés en technologie, ingénierie, finance, santé et métiers spécialisés s'en sortent bien ; Toronto et Vancouver paient davantage que Montréal ou Halifax pour un même poste et reprennent l'essentiel de l'écart en loyer.
La reconnaissance des diplômes est le chantier à lancer tôt, et elle n'est pas uniforme. Les professions réglementées comme la médecine, l'ingénierie, le droit, l'architecture ou la comptabilité relèvent des ordres provinciaux, qui fixent chacun leurs exigences. La Thaïlande et le Canada n'ont aucun accord de reconnaissance mutuelle, mais si vous détenez un diplôme français, l'entente France-Québec sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles couvre une liste précise de métiers et peut raccourcir considérablement le parcours. Vérifiez si le vôtre y figure avant de bâtir un calendrier autour d'une offre d'emploi.
Côté immigration, le plan des niveaux 2026-2028 maintient les admissions de résidents permanents à 380 000 par an tout en réduisant fortement les arrivées de résidents temporaires. Concrètement, la résidence permanente devient plus compétitive et les permis temporaires plus difficiles à obtenir. Faire dépendre l'arrivée de votre conteneur d'un statut confirmé, et non d'une date d'approbation espérée, évite que votre expédition n'arrive avant que vous ayez une adresse de livraison.
Fiscalité : vos obligations thaïlandaises et canadiennes
Le Canada superpose impôt fédéral et impôt provincial, et le taux combiné paraîtra élevé après la Thaïlande, même si l'ensemble reste familier à quiconque vient d'un pays à fiscalité développée. Le Québec applique le taux provincial le plus élevé et perçoit sa propre déclaration : les résidents québécois déclarent donc deux fois. L'Ontario et la Colombie-Britannique se situent dans la fourchette haute intermédiaire ; l'Alberta prélève bien un impôt provincial sur le revenu, mais son taux d'entrée est plus faible que dans beaucoup d'autres provinces. Le Canada et la Thaïlande sont liés par une convention fiscale depuis 1984, qui empêche la double imposition d'un même revenu.
Il n'existe en revanche aucun accord de sécurité sociale entre le Canada et la Thaïlande, ce qui tranche avec la situation franco-canadienne. Les cotisations versées au régime thaïlandais ne se coordonnent pas avec le Régime de pensions du Canada et les périodes accomplies dans un pays ne comptent pas dans l'autre. Si vous avez cotisé en Thaïlande pendant des années, renseignez-vous sur vos droits avant de partir. Si vous avez par ailleurs une carrière française, l'accord de sécurité sociale France-Canada, complété par une entente distincte avec le Québec, coordonne bien ces périodes-là : ce sont deux dossiers séparés, à traiter séparément.
Si vous conservez des actifs hors du Canada, condominium thaïlandais, comptes bancaires, assurance-vie française ou placements, vous devrez peut-être déposer le formulaire T1135 (Bilan de vérification du revenu étranger). Le critère est le coût total, en gros ce que vous avez payé et non la valeur actuelle, de vos biens étrangers déterminés dépassant 100 000 CAD à un moment quelconque de l'année. Les biens détenus principalement pour votre usage personnel, comme un condominium que vous gardez pour vos propres séjours, n'entrent pas dans le calcul. Vous êtes également exempté pour la première année d'imposition où vous devenez résident canadien : l'obligation ne commence que l'année suivante. C'est une obligation déclarative et non un impôt supplémentaire, mais les pénalités en cas d'omission sont lourdes, et un condominium thaïlandais mis en location est exactement le type d'actif qu'on oublie de mentionner.
Le marché de l'emploi
Entrée express est le principal moteur de la résidence permanente, et c'est dans les rondes catégorielles que se trouve la vraie ouverture. Pour 2026, les catégories couvrent la santé et les services sociaux, les professions STIM, les métiers spécialisés, la maîtrise du français, ainsi que plusieurs ajouts récents visant les professionnels du transport, les médecins formés à l'étranger et les cadres supérieurs. Ces deux dernières catégories sont construites autour de l'expérience de travail canadienne : elles demandent au moins un an de travail au Canada, si bien qu'une formation médicale ou un parcours de direction acquis à l'étranger ne suffit pas à y entrer. Ces rondes émettent des invitations nettement sous les seuils généraux : savoir si votre profession entre dans une catégorie est donc la première chose à vérifier.
Pour un francophone, c'est la catégorie linguistique qui change la donne. Le Canada organise des rondes réservées aux candidats maîtrisant le français, dont les seuils sont sensiblement inférieurs à ceux des rondes générales, et Mobilité francophone permet à un employeur hors Québec de recruter un francophone sans passer par une EIMT. Autrement dit, la langue que vous parlez déjà est un atout structurel dans ce dossier, pas un obstacle à franchir.
Une évolution à noter pour 2026 : les catégories fondées sur un métier, soit la santé, les STIM, les métiers spécialisés, le transport, la médecine formée à l'étranger et les postes de cadre supérieur, exigent désormais au moins douze mois d'expérience admissible, contre six auparavant ; la catégorie linguistique reste jugée sur votre score, pas sur cette durée. Si vous aviez bâti votre plan sur l'ancien seuil pour l'une des catégories concernées, refaites le calcul. Et si le Québec est la destination, rappelez-vous qu'il fonctionne selon un système entièrement distinct au titre de l'Accord Canada-Québec : un profil Entrée express fédéral n'y est pas transférable.
Infrastructures et services
Les soins de santé provinciaux sont gratuits au point de service pour les résidents inscrits, ce qui ressemble à un progrès sans nuance et l'est en grande partie, avec deux réserves. Certaines provinces, dont la Colombie-Britannique et le Québec, imposent aux nouveaux arrivants un délai de carence pouvant aller jusqu'à trois mois, tandis que l'Ontario n'impose aucun délai de carence et couvre dès l'acceptation du dossier ; l'admissibilité dépend aussi de votre statut d'immigration, alors vérifiez votre province de destination et ne prévoyez une couverture privée que si vous avez réellement un intervalle à combler. Et après les hôpitaux privés thaïlandais, le rythme surprendra : le rendez-vous chez le spécialiste dans la semaine n'est pas la norme canadienne, et les soins dentaires, optiques et les médicaments ne sont pas universellement couverts, le rôle de votre mutuelle étant tenu par une assurance complémentaire privée, souvent via l'employeur.
La banque est simple. Les grandes banques canadiennes (RBC, TD, Banque Scotia, BMO et CIBC) ainsi que Desjardins au Québec proposent toutes des offres nouveaux arrivants conçues pour des gens sans historique de crédit canadien. Bâtir ce dossier de crédit depuis zéro prend plus de temps qu'on ne l'imagine et compte davantage qu'en Thaïlande : il pèse sur la location autant que sur l'emprunt, et les propriétaires de Toronto et Vancouver le demandent systématiquement.
Pour le permis, tout dépend une fois de plus du document que vous détenez. Un permis français s'échange dans plusieurs provinces, dont l'Ontario et le Québec, souvent sans examen pratique. Un permis thaïlandais, en revanche, ne figure sur aucune de ces listes d'échange : il faudra repasser les examens. En Ontario, vous pouvez conduire soixante jours avec votre permis existant, et depuis le 1er juillet 2026 vous pouvez faire reconnaître jusqu'à un an d'expérience de conduite en présentant un permis étranger original valide accompagné de documents d'authentification. Chaque province a ses propres règles : vérifiez celles de votre destination. Le vrai ajustement n'est de toute façon pas administratif, c'est de passer de la conduite à gauche à la conduite à droite, sur la neige.
Banque, devises et transferts THB vers CAD
Le Canada utilise le dollar canadien, qui se négociait mi-2026 autour de 24 bahts thaïlandais et d'environ 0,62 euro. Les cours bougent : traitez tout chiffre lu comme un instantané, pas comme un plan. Si vous convertissez une épargne thaïlandaise pour un dépôt de garantie, les premiers frais d'installation ou un achat immobilier, le moment et la méthode changent réellement ce qui arrive sur le compte canadien.
Wise est largement utilisé pour les transferts THB vers CAD et applique le taux interbancaire avec des frais transparents. Un virement bancaire thaïlandais classique vers un compte canadien est plus lent et généralement moins avantageux pour un transfert personnel. La Thaïlande encadre par ailleurs les envois de fonds vers l'étranger, en particulier sur les montants importants et sur le produit d'une vente immobilière : si vous déplacez une somme conséquente, demandez à votre banque thaïlandaise quels justificatifs elle exigera avant d'avoir besoin de l'argent au Canada, et non après.
Votre expédition est également facturée en CAD : fret, frais portuaires canadiens, trajet intérieur et éventuel stockage temporaire relèvent tous d'une devise susceptible de dériver face au baht comme face à l'euro entre la réservation et le paiement. Sur un déménagement important, il vaut la peine de faire confirmer le total en CAD au moment de la réservation.
Climat : quoi emporter, quoi acheter sur place

Climat : quoi emporter, quoi acheter sur place
Voici le cœur honnête de cette page. Passer de la Thaïlande au Canada représente le plus grand écart climatique de toutes nos routes, et personne n'y est vraiment préparé le premier hiver. Toronto et Montréal restent bien en dessous de zéro en janvier et février, Montréal avec une neige abondante ; Calgary est plus froide et plus sèche, coupée par les redoux du chinook ; Vancouver est douce et pluvieuse d'octobre à avril, et de loin l'atterrissage le plus clément. Quel que soit votre choix, le premier hiver modifie l'organisation de vos journées, pas seulement votre garde-robe.
Achetez le vrai manteau et les bottes au Canada. Rien de ce qui se vend à Bangkok n'est conçu pour cela, le produit canadien est meilleur et souvent moins cher, et vous choisirez plus judicieusement une fois que vous aurez ressenti moins quinze. Ce qui mérite vraiment la traversée depuis la Thaïlande, c'est tout ce qui n'a pas d'équivalent canadien : le matériel de cuisine, les ingrédients irremplaçables, les objets chargés de souvenirs. La soie, les œuvres d'art et les laques voyagent très bien lorsqu'ils sont correctement emballés.
La décision la plus pratique concerne l'électroménager, et elle recèle un piège. La Thaïlande fonctionne en 220V/50Hz et le Canada en 120V/60Hz, mais les prises thaïlandaises acceptent les mêmes fiches plates qu'au Canada : un appareil thaïlandais se branchera donc sans difficulté sur un mur canadien, puis grillera. Le gros électroménager ne vaut la traversée en aucun cas. Pour tout le petit matériel, lisez l'étiquette : ce qui porte la mention 100-240V fonctionnera avec un simple adaptateur, et ce qui indique uniquement 220V doit rester en Thaïlande.
Questions fréquentes
Très souvent oui, si votre expédition relève des effets d'immigrant et que vous la déclarez correctement dès votre premier jour au Canada. Les conditions : entrer au Canada pour y établir une résidence pour la première fois, pour au moins douze mois, et que les biens aient été possédés, détenus et réellement utilisés avant votre arrivée. Aucune durée minimale de possession n'est exigée d'un primo-arrivant. Le statut compte ici aussi : les personnes qui entrent pour travailler 36 mois ou moins et celles qui entrent pour étudier ne sont pas des immigrants au sens douanier et importent sous le régime des résidents temporaires. Déclarez vos marchandises à suivre sur le BSF186 à la première entrée. L'alcool et le tabac ne sont admissibles que dans les limites légales et s'ils vous accompagnent ; les armes à feu peuvent être admissibles mais doivent être déclarées et respecter les exigences canadiennes ; les biens neufs sont taxés séparément.
De port à port, Laem Chabang vers Vancouver prend généralement 22 à 30 jours, et Prince Rupert est souvent quelques jours plus rapide. Les traversées directes vers Montréal ou Halifax sont bien plus longues, de 38 à 52 jours, ce qui explique que la plupart des déménagements vers l'est du pays passent par le Pacifique puis le rail. De porte à porte, ajoutez l'enlèvement en Thaïlande au début et le trajet intérieur canadien après la mainlevée : la plupart des déménagements se situent entre six et dix semaines, selon la ville de destination et la saison.
Le BSF186 est la Déclaration en détail des effets personnels de l'ASFC. À votre première entrée au Canada, vous y déclarez vos effets personnels, y compris ceux qui arriveront plus tard comme marchandises à suivre. Comme une traversée du Pacifique fait arriver votre expédition plusieurs semaines après vous, l'inscrire comme marchandises à suivre sur le BSF186 dès la première entrée fixe la base douanière de tout le déménagement. Aucun délai n'est imposé pour l'arrivée des biens listés, mais il n'y a pas de seconde occasion de les inscrire : c'est la cause la plus fréquente d'ennuis douaniers évitables.
Pas les gros, et il y a un piège à connaître. La Thaïlande fonctionne en 220V/50Hz et le Canada en 120V/60Hz, mais les prises thaïlandaises acceptent les mêmes fiches plates que les canadiennes : un appareil thaïlandais se branchera parfaitement, puis grillera. Machines à laver, fours, réfrigérateurs, climatiseurs et cuiseurs à riz doivent rester sur place. Pour le petit électronique, vérifiez l'étiquette : tout ce qui indique 100-240V, ce qui couvre la plupart des ordinateurs portables, chargeurs et appareils photo récents, fonctionne avec un simple adaptateur.
Cela dépend entièrement de votre nationalité, pas de votre résidence en Thaïlande. Avec un passeport français, vous n'avez pas besoin de visa pour un séjour de moins de six mois, mais il vous faut une AVE pour prendre l'avion vers le Canada. Avec un passeport thaïlandais, le Canada est un pays à visa obligatoire : le visa de résident temporaire est la règle, et l'AVE n'est possible qu'en avion et uniquement si vous détenez un visa américain de non-immigrant valide ou avez eu un visa de visiteur canadien au cours des dix dernières années. Dans tous les cas, une installation durable exige un permis de travail, un permis d'études ou la résidence permanente. Confirmez toujours auprès d'IRCC.
Oui si votre passeport le permet, non si c'est la Thaïlande qui devrait l'ouvrir. Expérience internationale Canada n'est accessible qu'aux citoyens des pays ayant un accord de mobilité des jeunes avec le Canada, et la France en fait partie : un ressortissant français installé à Bangkok depuis des années peut parfaitement déposer une demande de PVT, puisque c'est la nationalité qui compte et non le lieu de résidence. La Thaïlande, elle, n'a pas d'accord de ce type : les titulaires d'un passeport thaïlandais n'ont pas accès aux volets vacances-travail, jeunes professionnels ou stage coop, hors passage par un organisme reconnu.
Presque jamais, et mieux vaut trancher avant de construire un plan dessus. Les voitures du marché thaïlandais ont le volant à droite, et Transports Canada exige que les véhicules de moins de quinze ans respectent les Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada, pour lesquelles ces modèles n'ont jamais été homologués. Les véhicules de quinze ans ou plus, calculés au mois et à l'année de fabrication, ne sont plus réglementés au niveau fédéral à l'importation et peuvent être admissibles, mais immatriculer un véhicule à conduite à droite devient alors une question provinciale distincte, et certaines provinces sont nettement plus strictes que d'autres. Un véhicule qui se révèle inadmissible doit être réexporté ou détruit à vos frais. Confirmez le modèle exact auprès de Transports Canada au 1-800-333-0371 ou à mvs-sa@tc.gc.ca avant d'expédier.
Certains oui, avec un permis, et cela demande de l'anticipation. La Thaïlande exige un permis d'exportation du Département des Beaux-Arts pour toute statue ou décoration représentant le bouddhisme ou l'hindouisme. Seules les images en pied peuvent être exportées ; les images partielles, têtes, mains ou pieds, sont purement interdites. Les antiquités authentiques exigent des documents prouvant l'origine et la propriété, et les pièces considérées comme relevant du patrimoine national thaïlandais ne seront pas autorisées à sortir. Chaque objet est inspecté et fait l'objet d'un permis individuel : signalez-les-nous tôt, et non le jour de l'emballage.
L'alimentation vient en tête. Poissons séchés, pâte de crevette, piment, graines et tout produit d'origine animale sont ce que les gens tentent le plus souvent d'emporter et perdent le plus souvent. Ensuite : la terre sur les outils de jardin ou les chaussures de randonnée, les matières végétales, l'alcool au-delà de la franchise, le tabac, et tout ce qui provient de la faune, ivoire, corail, coquillages ou bois protégés, contrôlés des deux côtés. Le mobilier et les bois d'emballage doivent respecter les normes internationales de traitement. Vos papiers d'export thaïlandais doivent enfin correspondre à la déclaration d'importation canadienne : un écart entre ce qui a quitté la Thaïlande et ce qui figure sur le BSF186 crée exactement le genre de friction qu'un peu de préparation évite.
De novembre à mars, c'est généralement la période la plus calme pour réserver, avec la contrepartie d'une arrivée en plein hiver canadien et de segments ferroviaires et routiers ralentis par la neige. D'août à octobre, c'est la haute saison transpacifique : le fret de détail remplit la ligne et la place se réduit, donc réservez six à huit semaines à l'avance. Deux dates méritent une note à part : le Nouvel An lunaire, fin janvier ou en février, redessine les capacités sur les lignes asiatiques, et Songkran, mi-avril, arrête réellement la Thaïlande. Prévoyez quelques jours de marge autour de l'une comme de l'autre.
Elles restent dans le système thaïlandais. Le Canada et la Thaïlande n'ont aucun accord de sécurité sociale : les cotisations ne se coordonnent pas entre les deux pays et les périodes accomplies en Thaïlande ne comptent pas pour le Régime de pensions du Canada, ni l'inverse. C'est une vraie différence avec la situation franco-canadienne, où un accord de sécurité sociale, complété par une entente propre au Québec, coordonne bien les périodes. Si vous avez cotisé en Thaïlande pendant plusieurs années, interrogez le bureau de la sécurité sociale sur vos droits avant de partir, et prenez conseil au Canada sur le traitement fiscal d'une éventuelle prestation thaïlandaise une fois résident canadien.
Nous prenons en charge le fret et la logistique de votre déménagement ; les conditions d'entrée des animaux relèvent de l'ACIA et s'organisent séparément. L'exigence centrale pour les chiens et les chats est un certificat de vaccination antirabique à jour, en anglais ou en français, identifiant l'animal et signé par un vétérinaire agréé. La Thaïlande figurant sur la liste ACIA des pays à haut risque de rage canine, vérifiez attentivement les exigences propres à cette catégorie. Notez également que l'entrée des chiens commerciaux depuis ces pays, catégorie qui inclut l'adoption, l'accueil temporaire, la revente, l'élevage et l'exposition, est interdite depuis septembre 2022, ce qui est une situation différente du voyage avec votre propre animal. Les compagnies aériennes réclament habituellement un certificat sanitaire récent, et les embargos de chaleur au départ de Bangkok comme les embargos de froid à l'arrivée resserrent les fenêtres possibles : anticipez largement.
Cela dépend du permis. Un permis français s'échange dans plusieurs provinces, dont l'Ontario et le Québec, souvent sans examen pratique et sous réserve d'un délai après l'installation. Un permis thaïlandais ne figure sur aucune de ces listes d'échange : dans la plupart des provinces, il faudra repasser les examens. En Ontario, vous pouvez conduire soixante jours avec votre permis existant, et depuis le 1er juillet 2026 vous pouvez obtenir la reconnaissance d'un an d'expérience de conduite en présentant un permis étranger original valide accompagné de documents d'authentification, ce qui raccourcit le parcours graduel sans le supprimer. Vérifiez les règles de votre province de destination, et ne sous-estimez pas le passage de la conduite à gauche à la conduite à droite, surtout le premier hiver.
Assez détaillée pour qu'un agent de l'ASFC comprenne l'expédition sans avoir à deviner. Un inventaire pièce par pièce nommant meubles, vêtements, ustensiles de cuisine et appareils électroniques vaut infiniment mieux qu'une ligne vague du type « effets personnels ». Pour tout objet de valeur réelle, indiquez un ordre de grandeur en CAD et gardez les factures sous la main. La statuaire religieuse et les antiquités doivent être détaillées une par une avec la référence de leur permis. La liste doit enfin correspondre à votre déclaration d'exportation thaïlandaise : un écart entre ce qui a quitté la Thaïlande et ce qui figure sur le BSF186 provoque exactement le type de friction que la préparation évite.
Wise est largement utilisé pour les transferts THB vers CAD et applique le taux interbancaire avec des frais transparents. Un virement bancaire thaïlandais classique est plus lent et généralement moins avantageux pour un transfert personnel. Pour des montants importants, produit de la vente d'un condominium ou années d'épargne, les règles thaïlandaises sur les envois de fonds vers l'étranger amèneront votre banque à réclamer des justificatifs : demandez-lui lesquels bien avant d'avoir besoin de l'argent au Canada. Comparez les taux au moment du transfert plutôt que de les supposer, et si vous conservez des revenus en bahts, comme le loyer d'un bien thaïlandais, ouvrez un compte multidevises avant de partir.
Vos prochaines étapes
Vos prochaines étapes
Confirmez votre statut d'immigration canadien : l'exonération pour effets d'immigrant exige un permis admissible ou la résidence permanente, pas un visa de visiteur ni une AVE.
Décidez quels appareils thaïlandais valent vraiment la traversée compte tenu de l'écart 220V/50Hz vers 120V/60Hz, et allégez l'inventaire en conséquence.
Signalez tôt les bouddhas, la statuaire religieuse et les antiquités, pour que les permis du Département des Beaux-Arts soient lancés avant le jour de l'emballage.
Établissez une liste de colisage détaillée, pièce par pièce, séparant les biens usagés des achats neufs et des catégories exclues.
Déclarez vos marchandises à suivre sur le BSF186 à votre premier point d'entrée au Canada : c'est ce qui fixe la base douanière de votre expédition maritime.